Un parfum de sandale

24 février 2012

Quand on arrête de grandir, on vieillit

Ca y est, j'ai honte de ce que je lis. J'ai donc atteint une forme de maturité et de tristesse.

A la bonne heure.

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22 avril 2009

Un oeil crevé - (enfin)

Une jeune fille sans incidence,
Sans accident,
Effacée.
Inexistante.
Heurtée.

Lucide...

D'un soupir qui s'étire
S'angoisse sans s'en tirer
Patauge dans la boue de ses pensées.

Trans-hallucinée de tristesse ...
Les étoiles mortes se sont déjà effondrées...

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29 juillet 2008

Pour mes lecteurs imaginaires

LA POSTURE DE LA CREVETTE:

"Ou plutôt la prostrure (mais il y a de fortes chances pour que cela soit un barbarisme), c'est le seul mot qui convienne à une crevette humaine. Enroulée autour de sa boîte à la manière d'une crevette (morte) sans conviction, d'un joli rosé, tendre et inerte,sans défense, devenant le commencement et sa fin, le cercle stérile d'une pensée qui tourne en rond autour d'une boîte rectangulaire, presque carrée, qui n'existe pas, mais qu'elle serre pourtant dans ses bras exaspérés d'angoisse, obsédée par le vide et ce trou au milieu, ce trou au milieu du vide, comme un trou dans sa chair, caché au fond de sa boîte.
Son trou, son vide, sa boîte.
Enroulée, agrippée, prostrée dans ses obsessions, tourne, tourne en vain, tourne, tourne et revient. Pas de structure pour la peine, juste une infinie glissade, un vaste tournis, des impressions, toujours les mêmes, toujours confuses et déliées, viennent, s'en vont, reviennent, toujours, toujours les mêmes, rouges toujours, toujours déliées, en milliers d'aiguilles identiques écorchant toujours aux mêmes endroits, et le désir impérieux et dérisoire d'avoir enfin la paix, désir empoisonné qui devient aiguille à son tour, et revient, revient toujours, pas de répit pour l'impuissance prostrée, pas de répit, plus de force, juste la fatigue, juste le corps à bout, qui ne supporte plus cette non fin par faute de début, le corps à bout alors que c'est un mouvement sans fin, un échec perpétuel, irrésistible, cruel, atroce, enrageant, mais rien à faire, toujours rien, enroulée toujours, toujours sans frein.
La crevette s'abîme. "

 

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02 juin 2008

Fondu un être en deux/ Fendus deux êtres en mille

Le temps n'a pas de bornes il est comme concentré et tous le mal en un point qui rayonne éclaire parfois en sombre toutes les nouvelles déceptions comme si le malheur n'avait lieu qu'une fois où il survient toujours le même et la peine fait de milles instants le même sans limites et sans horizon...

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21 mai 2008

J'aime bien croire au bleu...

Pensées coincées dans le TER:

1 Le bonheur des bleuets emmêlés sur l'échine monstrueuse de reliefs auvergnats. Belle pilosité.

2 N'est-il pas grotesque de penser que les anges ont un pays ?

3 L'impression détestable de ne pas en savoir assez, tout en sachant qu'on ne peut pas tout savoir.

 

 

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30 avril 2008

Dimanche aprem à la griotte

Le lyrisme c'est comme l'orangina, ça se boit pur.
Avec des bulles dérisoires,
Avec des bulles corrosives,

Avoir la tête sur terre,
Grave, coincée, agrippée au gris,
Ses peurs dans les étoiles,
(Là où dorment des à venir)
Les pieds plus loin,
Et l'esprit d'ailleurs,
(C'est déjà ça),
C'est peut être par là qu'il faut danser.

Le lyrisme c'est comme  l'orangina,  pur c'est écoeurant.

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07 avril 2008

Avoir la tête d'ailleurs

Tout le ciel d'une seule masse, semblait abandonner le sol,

Avec patience, indifféremment.

Au revoir

Au revoir

(L'absence ne dure pas toujours qu'un temps).

Le ciel décolle,

Le ciel s'envole,

Petit chat noir et carreaux de piscine,

Sur ce sol salit de statisme.

Le ciel sans colle,

Le ciel s'envole,

Le revoir

(Te revoir)

Furtif petit chat noir;

Tout le ciel d'une seule masse,

Semblait couler sans presser,

Sur cet après-midi,

A la fois bel et gris.

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31 mars 2008

"Le monde n'est ni signifiant ni absurde, il est!" Robbe-Grillet

C'est tout juste une traînée de sang ,

Un peu troublée par les éclats  de mes yeux explosés près de toi,

Mais dix ans après,

Comme un impact à rebours dans ma chair,

J'ai un trou dans le vide.

Je ne savais pas à ce moment là le pouvoir de l'absence.

Elle a grandit comme moi, discrête, inexorable.

Des prises de conscience successives,

Des pertes d'insouscience sans surprise.

Un crève-soeur, un poison.

La peine comme angoisse et une certitude à faire perdre la raison...

La voiture, le passage, ma soeur, ma traînée de sang, et bang bang.

C'est toi qui tombe et moi qui pleure à plus d'un lustre de là.

Quelle pitié.


A ma soeur.

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14 mars 2008

Les monologues du hamster

Au coeur battant de la saga de Tristan et Iseut, j'angoisse un peu. Pas à cause de ces amants courtois qui me fond doucement rire avec leurs histoires de fess...euh, je veux dire de coeur, mais juste parce que je sais qu'il y a au moins une vérité dans ce texte, c'est celle de la séparation, de ce sentiment que quoi que l'on fasse, la seule chose qui nous sera attachée jusqu'à la fin, c'est notre tête sur nos épaules. Je n'ai que 20 ans et je sais depuis longtemps que grandir c'est apprendre à se séparer de ceux qu'on aime.

C'est sans doute pour ça que je ne dépasserai jamais le mètre cinquante-cinq.

Tu me manques en sursauts,

La mort comme hoquet,

Une angoisse enrouillée,

M'est restée au fond des tripes.

Les yeux enrhumés par la pluie de ton départ,

J'espère encore, pourtant.

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Clin d'oeil à Vincent Delerm

Tu iras acheter un peu d'argent au distributeur d'en bas,

Il fera beau, il fera froid,

ce matin d'octobre triste,

ce matin d'octobre sobre, ce matin sans train.

Tu reviendras un peu grognon du distributeur d'en bas,

Tu seras beau, tout sera froid,

ce matin d'octobre vide,

comme le frigo blanc là-bas,

sous le néon qui clignote avec entrain.

Ce matin d'octobre je suis partie, j'ai fermé la porte sur nous deux,

le temps d'un week-end.

Mais ce matin froid te sourit malicieusement,

et ce matin d'octobre sera gai finalement!

Matin sans chagrin comme un matin sans train.

Je reviens.

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10 mars 2008

Goodbye Valmont

Mon âme mon coeur brûle dans une boîte en terre,

A l'abri de tes yeux assassins;

Il leur faut fuir le pouvoir sanguinaire,

De tes soupirs qui dévorent mes seins...

Pour soutenir cette âme je n'ai plus que mes mains,

Tremblantes de peine,

Je m'abîme sans fin.

Mon âme n'est plus en guerre,

Mais en terre,

Vaincue,

C'est l'ultime protection qui freine les espoirs

(Trop grands)

D'une âne qui pleure du sang.

Mon âme mon coeur brûle dans une boîte en terre,

Défaite par tes yeux,

Elle est ta prisonnière.

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03 mars 2008

Pensons de notre côté

Ton âme mon âne ne va plus très droit,

peut être est-ce parce que tu broies,

un peu trop seule, un peu trop lasse,

Ta vie en bas, ta vie sans roi.

Tralala

Lala.

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02 mars 2008

Ola Belle Trouvaille! Coeur rime avec peur! Et avec tracteur...

Ce matin ou cette nuit,

T'as le fond de teint brouillé

Comme une bouteille achevée en solitaire,

T'as le fond des yeux touillé par le train-train des ennuis.

Mais un coeur qui a la couleur-malheur d'un Smecta, ça donne pas envie.

Reste ton âme mon âne.

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24 février 2008

Can I kiss you?

La peur,

Paraplégie de son coeur

Qui aspire le bonheur

Comme une héroïne beurrée.

Sa soeur,

La peur assassine,

Aussi inexplicable et inévitable

Qu'une tartine qui tombe du mauvais côté.

La peur étouffe-envie,

Et le signe de ses espoirs aussi.

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21 février 2008

Adresse à Rouge

Sanglante jeune fille,

Charmantes bassesses,

Méchantes caresses,

Amante sans conséquences,

Il te manquera toujours un truc, ma doucette.

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